KikouBlog de Jihem - Septembre 2008
Jihem

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Archives Septembre 2008

Jihem au pays des ch'tis bisounours kikoureurs (4e partie)

Par Jihem - 30-09-2008 23:23:51 - 10 commentaires

 

Le gite

Cher Shunga,

A ce moment de mon récit j'aimerais juste faire un petit UP comme dirait le bagnard. Un petit détour pour parler des gens que j'aurais bien aimé retrouver ici. Comme l'ami qui soigne et guérit, Epi, comme toi biensur, membre de la dream team quoiqu'en disent les détracteurs, aussi le camarade Mustang (en parlant de ça faut que j'évite d'égratigner le lutin pour le rendre à Mustang en bon état) et puis le beauf du Benos. Il y en a d'autres mais je m'arrête là par respect pour le lecteur.

Le retour de la mine est bien plus rapide que l'aller. Preuve que l'expérience est utile. Nous revoilà au gite. La famille, parce que tu sais Shunga, chez les Bisoukikounours on est une famille avec les étreintes, les calins les bisous et les risques que ça comporte quand on la réunit. Il y a là, et je préviens déjà qu'il y aura des oublis au cas le kikoubisounours serait un peu susceptible, je dis donc qu'il y a la Astra, Riah, la p'tit Marion, la sous-famille Monstre et Cie, ce chaud lapin d'ourson, Benos, Olycos, Baroudeuse, et puis le p'tit jeune que les ch'tis ont puni en l'obligeant à dormir dehors façon barde dans Astérix. Comment il s'appelle celui là. Attend je cherche. Ca me barbe un peu les pseudos parce que c'est déjà pas facile à retenir et qu'ils cachent souvent un prénom. Le mien c'est Jean-Michel. C'est pas que je l'aprécie, mais c'est le mien (pardon maman). Sablier....

J'ai trouvé ! Vivien, celui qui chante parait-il et Lydie. Chris membre du groupe qui effraie pour le raid28, n'arrivera que plus tard dans l'histoire. D'ailleurs, elle mettra un commentaire ci-dessous pour le préciser. Il y a aussi celui à qui j'ai scotché le lit, la honte je retrouve pas son prénom, pardon son pseudo. C'est pas toi hay David ? Et puis d'autres que je vais surement vexer. Ma paresse m'interdit de poursuivre les recherches. Mais déjà je m'aperçois que j'ai oublié la sous-famille des cédric's. Celle du rongeur à queue plate et du c'est bien qui doit être un peu frappé pour avoir trouvé un tel pseudo. Ca me rappelle une chanson des VRP, Vivement mardi-Gras (ceux-là faut qu'ils expliquent, car c'est pas très évident, aux amis étonnés l'idée de leur déguisement).

Branle-bas de combat, il est temps de mettre tout ce petit monde en marche vers la course. Tout le monde il est déguisé ou presque. Des mineurs, je suis entourés de mineurs. Cette impression que ces gens sont de grands enfants. Pour ma part, mon travestissement consistait en une combinaison que m'avait donné un jour mon pôte Philippe et qui était dans mon armoire en attendant patiemment le rôle de sa vie. Une combinaison prévue pour accueillir une sous-famille de Benos. N'y voyez là aucun fantasme de ma part. Tout le monde il a signé sur ma combi. Ou presque. La famille Monster & Cie s'est emparé des zones interdites et je ne ferai ici aucun commentaire sur mes sensatioons diverses. Un margoulin non identifié m'a mis des cochoncetés sur mon mollet gauche mais ça serait Benos que ça ne m'étonnerait guère. J'ai l'air malin.

je remonte dans la voiture du Ware avec Vetchar que tu peux aussi appeler Monique et Lydie que tu peux tout autant appeler Lydie par simplicité. En route pour le grand départ. Enfin.

 

    

 

 

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Jihem au pays des ch'tis bisounours kikoureurs (3e partie)

Par Jihem - 30-09-2008 22:47:37 - 13 commentaires

Les bisoukikounours vont à la mine
 
Salut Shunga,
 
Mon récit doit te sembler un peu long. Moi aussi ça me gave un peu de l'écrire, mais mon ego en a besoin. Je remercie au passage les quelques kikoureurs habitués à me lire parce qu'ils me donnent parfois l'illusion que je sais écrire. C'est agréable. Sauf que lorsque j'essaie d'écrire n'importe quoi, ils trouvent ça encore mieux. Les kikoureurs sont un peu faux-cul. Avec toutes leurs qualités, je vais finir par croire qu'ils me ressemblent. Le truc que j'aime bien, c'est que le lecteur, tu as le droit de l'emmener où tu veux, jusque dans les toiles d'araignées du grenier. Certes, celui-ci n'est pas obligé de te suivre. Mais c'est pas très sport parce que je me donne un peu de mal. Tout travail mérite récompense.
 
J'en étais où ? Ah oui la longueur. C'est que figure toi, dans le nord, les journées des week-end durent plus longtemps. Surement un héritage des mineurs qui avaient inventé ça pour échapper un peu à l'enfer. Mais j'y viens. Avant de reprendre, je tiens encore à remercier la famille ch'ti (on va les appeler comme ça pour éviter de les lister) pour l'accueil. Il y avait tellement à manger que je me serais cru chez maman. Mais je ne parlerai pas ici de ma vie privée, question de principe.  Donc je reprends. 
 
C'est le branle-bas de combat au gite. C'est l'heure de filer à la mine. Je monte dans la ouature de grand où et nous récupérons le dingo avec nous. Il est marrant le dingo, un petit côté Luis Rego vous trouvez pas. J'aime bien Luis Rego. On engage la discution sur les balises. En parlant de balise, pour l'instant ça va je reste zen. Méfiant tout de même.
 
Le Ch'ti Vincent, une histoire qui tourne rond
 
Nous suivons les gars du cru. Pour cela nous avons le choix entre Arnaud et sa puissante auto et Ch'ti Vincent. Le Ware opte pour le Ch'ti Vincent. On m'a bien appris qu'il fallait avoir confiance en l'orienteur, donc je me tais. De toute façon je dois dire que j'aurai fait le même choix parce que la voiture d'Arnaud, c'est un machin à bouffer de l'essence mais surtout des points sur le permis. Enfin passons. L'équipe non sens a parier sur le mauvais cheval. Ch'ti Vincent a la particularité de chercher son chemin en tournant en rond. 3 fois chaque rond-point. J'ai même imaginé que c'était le code de la route ch'ti qui l'imposait. Faut que j'arrête d'être naif. Mais bon difficile de penser quand le tourni te donne envie de vomir. Si tu montes avec Ch'ti Vincent demande lui qu'il te dépose avant chaque rond-point. Ou alors prévois le primpéran.
Ceci étant, j'avais imaginé une explication plus crédible aux égarement de Vincent. C'est qu'il est malin le bougre et qu'il cache bien son jeu, mais ça je t'en reparlerai plus tard. Figure-toi qu'avec ces histoires de rond-point on a largué qui ? Je te l'donne en mille Emile, on a largué le lutin. Préméditation ? J'aimerais ton avis sur la question. Encore que le lutin avait peut-être mieux à faire dans les bois, mais j'ai dit que j'éviterai la sphère privée. Après quelques égarement qui ferons bougonner le Ware, nous voici à la mine. Arnaud est déjà arrivé, mais ça je crois que tu l'avais deviné. 
 
La mine 
 
Nous rentrons à la mine comme dans un musée, la ch'tite grincheuse s'occupant du chrono. C'est qu'on doit courrir après ça. Je fais vite sur la première partie de la visite. Enfin j'essaie. Le petit clin d'oeil du bagnard devant une affiche de boulet. Et puis cette salle avec ces personnes agées assises, qui ont l'air un peu arrassées, avec au dessus de leur tête les vêtements des mineurs, sales, qui pendent. Ca m'a donné l'impression que ces vieux attendaient patiemment la visite de l'ankou et de sa grande faucille. Oups, je sens des dents qui grincent. Je vous prie de m'excuser pour cet humour particulier. 
 
La première partie de la visite est intéressante, le guide est plutôt bon mais... il n'a pas connu la mine. Il passe le relais pour la descente à un vrai mineur, un type qui a connu la fermeture du dernier puit. Là permet-moi de devenir sérieux. Cette visite m'a bouleversé. Je savais que la mine était un truc terrible. Ce que nous a décrit ce mineur correspond à une description de l'enfer. Quelles solidarités il a du falloir pour que ces gens tiennent le coup dans cette mine où la vie d'un mineur vallait moins que le profit de celui qui l'exploitait ! Détour facile je sais. Ce type était drôle, avait des talents de comédien. Et il savait faire passer cette chose qu'il lui tient à coeur. Le truc qui m'a marqué, c'est que non seulement il revivait la mine, mais il portait en lui tout le vécu des générations précédentes. Tu avais l'impression que ce type avait connu aussi la mine des autres siècles.
 
Sincèrement, un grand merci pour cette visite, c'était vraiment marquant et génial. Au final, on a perdu personne au fond. Enfin si on a bien compté.    
 
 
 
 
 

 
 

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Jihem au pays des ch'tis bisounours kikoureurs (2e partie)

Par Jihem - 30-09-2008 18:40:28 - 6 commentaires

Jusqu'au gîte

 

 T'as bien dormi Shunga ? non pas trop. Perturbé ? Bon je reprends ma lettre.  

Commentaire de l'auteur : Jihem, l’utilisation des temps, c’est n’importnaouak…

 

Nous pénétrons donc dans l’baraque à frites, Jihem en tête. A ma tête ahurie, celui que je pense être le patron nous indique la table du fond.  J’ai déjà oublié aujourd’hui qui était présent, mais je me souviens avoir reconnu le lutin, trop fastoche, Vetchar plutôt fastoche, le Grincheux, fastoche. J’ai déduit que Madame Grincheux ne devait pas être très loin. Je reconnais aussi Arnaud, dit aussi le héros du Père Tranquille, qui m’identifie alors comme « non sens » (c’est peut-être moi qui par la suite procurera des difficultés considérables à Ch’ti Vincent pour sortir des ronds-points, mais ceci est une autre histoire…). Il y a aussi là le Ch’ti Vincent et la Ch’tite Isabelle, Pégase, déjà, de la progéniture ch'ti, les autres veuillez m’excuser mais j’ai du mal à recomposer les morceaux. Et puis un type avec une tête enfarinée qu’il conservera 2 jours durant (Apparemment son état normal selon le Castor…) qui se présente à moi, L’Dingo. Celui là il m’en a monté une belle de baraque. Il me demandait la veille sur le bistrot ce qu’on allait faire aux terrils, que lui n’y serait pas, m’a fait déballer mes craintes de rencontrer cette confrérie d’on_s_aime_tous, etc… Il s’est bien foutu de ma g… L’Dingo. Qu’il me d’mande quelq’chose celui là. Ah oui, j’ai oublié de dire que tous attendaient le Grand Where, mais j’ai décidé de ménager sa susceptibilité pour la suite du récit, cohésion de l’équipe raid28 oblige. Ce qui satisfait également mon ego puisque je peux ainsi sortir de l’ombre du satanique personnage.

 

On passe sur les menus, les 2 types du tgv de la table d’à côté, Ch’tite Gricheuse qui nous stresse parce qu’à deux heures il faut filer parce qu’il faut une heure pour aller à la mine, une heure 30 pour la visiter, une heure pour revenir et … et zou, nous sommes rendus au gîte de groupe, en pleine forêt. L’auteur tient à préciser ici que Monsieur et Madame Grincheuse sont de sacrés organisateurs, Ch'ti Vincent et Ch'ti Isabelle aussi. (Je m’autorise à faire ce genre de compliments mielleux mais néanmoins sincères à intervalles plus ou moins réguliers dans le récit. Le but avoué étant d’être autorisé à revenir si l’occasion se présentait.).

 

Cahier d’observations :

 

1 Les ch’tis se sont pas moqués du monde eux (L’Dingo te sent surtout pas concerné),

2 Il y a de la bière, beaucoup de bière

3 3 poteaux dehors destinés probablement à un rite kikouresque. Initiatique ?

4 Par où fuir si….

 

Sur place nous retrouvons notamment Le bagnard, sans Marioune qu’il devait pourtant covoiturer. Il nous donne un prétexte un peu foireux lié au travail, que je ne crois pas tout de suite. C’est qu’il a l’air louche le bagnard. Un bagnard avec une jolie femme… une forêt... Bon je me suis trompé sur ton compte le Bagnard, ton alibi tenait le coup, encore que j’attendrai vendredi prochain au off de Paris pour vérifier si Marioune est encore en vie. A par ce coup dur, tout va encore très bien. Il fait beau. Grand Où et moi avons détecté un sol pour dormir le soir venu.

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Jihem au pays des ch'tis bisounours kikoureurs

Par Jihem - 30-09-2008 13:25:37 - 18 commentaires

Le départ 

 

Mon cher Shunga (tu me permets que je t’appelle mon cher Shunga ?),

 

Je m’adresse à toi parce que je sais que tu t’intéresses de près à l’étude du bisounours kikoureur). Et ce week-end, j’ai eu l’occasion de les observer de près les kikoureurs (j’en ai vu des torses et des cannes…) La kikoureuse est plus volubile, promet plus mais montre moins. Mais je m’égare… Un petit détour cependant par la danse érotique du kikoureur lutin mais je m’arrête là la prochaine fois t’auras qu’à venir (peut-être qu’au final ils te trouveront sympa. Peut-être…).

 

Je vais pas faire le mariole aujourd’hui, tous ces gens bizarres m’inquiétaient un peu. Ils semblaient avoir des mœurs curieuses. Taz avait bien essayé de me rassurer mais franchement c’était peut-être la plus inquiétante du lot. Sauf que je l’avais déjà vue. Au final, je me suis aperçu que tous flippaient un peu au départ. Ou presque. Parce qu’un personnage leur faisait peur. J’ai même observé un doute dans l’œil lubrique de Benos. Peut-être pas le plus inquiétant ce dernier parce qu’on le voit venir, alors qu’un gars comme Pegase… Les barbus sont toujours des types un peu vicieux dont il faut se méfier. C’est bien connu, regarde Epi... Revenons à l’objet de leur peur. Tu as bien sur compris de qui je veux parler.  Et bien moi les amis, le GrandWare, puisque c’est de lui qu’il s’agit, je l’ai rencontré seul et en pleine nature SVP. Courageux le gars non ?

 

Le pire dans tout ça Shunga, c’est qu’en bout de course, il ont transformé ton héro en bisounours. Tout le monde en dit du bien et y va de son « pfff Grandware même pas mal ». Et j’insiste sur le tout le monde. Je sais que c’est difficile à entendre mais j’ai pas appris à mentir (En plus ils n’ont pas tord, le GrandWare est un type bien, il me supporte). Tu le constateras au passage, le kikoureur est un peu lâche.

 

Bon faut que j’accélère mon récit parce qu’à ce compte là, on n’est pas rendu à Paris.

 

Donc inquiet, mais bien réconforté par mes amis Coué et Lec’zomil (Là, je mens j’avoue), je me rends Gare d’Austerlitz ou j’arrive synchro avec le grand chauve à lunettes (toute ressemble avec kojak est purement fortuite),  avec qui j’avais rendez-vous dans sa superbe auto. C’est parti pour l’aventure. En fait le départ va prendre un certain temps car j’ai eu la mauvaise idée de parler du certificat médical. On fait s’agiter les drapeaux, arrêt de la course, passage au stand certif’ et nouveau départ. Il fait beau, ça renforce ma confiance, mais je trouve quand même louche ce beau temps pour aller dans l’Enfer du Nord (culture cycliste oblige, Raismes est proche de la tranchée d’Arenberg et de Denain).  Je pourrais zapper le voyage pour me rendre direct l’baraque à frite, mais je m’arrête tout de même sur cet incident peu banal, en l’occurrence le carton où la principale victime était une Rolls.  Shunga, je te le dis Rolls, c’est très surfait. On aurait dit la voiture de Bourvil dans le Corniaud (te moque pas de mes références s’il te plait). Dommage, pas eu le temps de prendre une photo, et puis on sait se tenir. Le temps de relever la tête et nous étions au bout de la ligne droite, à 10 mètres de l’baraque à frites. Le vrai début de l’aventure. Là, des kikoureurs nous guettaient de l’œil…

 

Mais je vois que tu t'endors. Demain je te racontes la suite. Fais de beaux rêves Shunga.

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Croche patte à notre dame

Par Jihem - 30-09-2008 11:50:08 - Aucun commentaire

 

Lu sur le site du monde :

"Parmi les 700 représentants du "monde de la culture" invités par l'archevêché de Paris aux Bernardins, vendredi 12 à 17 h 30, pour écouter le pape, on trouvera des écrivains tels que François Cheng, Philippe Claudel, Gabriel Matzneff, Daniel Pennac," ...

Quoi ? oui vous avez bien vu, l'archêché de paris a invité Gabriel Matzneff pour écouter le pape.

Etonnant non ?

 

Publitag

Par Jihem - 30-09-2008 11:30:06 - 3 commentaires

 

Hier Gare soir gare d'Austerlitz, un taxi blanc avec un slogan écrit au pinceau, un slogan dont le contenu est à peu près : Défendons notre pouvoir de voyAger. le A de voyager est écrit en majuscule et cerclé d'un rond, symbole anarchiste. Ce tag à la peinture noire dégoulinante est-il l'oeuvre d'un militant activiste ? Non c'est le texte publicitaire d'un voyagiste, sponsor du taxi. Ainsi, avec quelque menue monnaie, on a le droit d'écrire sur les voitures ou sur les murs des mots portant en eux une certaine idéologie... La liberté d'expression, un marché comme les autres.

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Les clients - 1ere partie

Par Jihem - 25-09-2008 09:10:41 - 5 commentaires

Vertige 

Fin de week-end. Impression de plus en plus présente que le monde va trop vite pour moi. Pas eu le temps d’appeler l’ami. Encore cette fois. Pas ce sentiment d’être assez disponible pour les miens. Pas eu le temps d’être un citoyen.

 

Retour au travail. Un mot d’ordre : satisfaction du client ! Que veut dire ce leitmotiv, devise accroché au blason de chaque entreprise, de chaque entreprise moderne. Modernité !

 

Qui est donc ce client, cet autre, ce il ou ce on ? Satisfaire l’autre, que cela veut-il bien dire ? Cela signifie-t-il l’écouter ? Echanger avec lui ? Avant l’apparition de ce slogan, de ce concept, était-il plus difficile d’écouter cet autre ? Ne pouvait-on lui accorder pas ce temps nécessaire à sa compréhension ? Pour moi, satisfaire l’autre RIME en tout cas avec le temps qu’on lui ACCORDE, avec l’oreille qu’on lui PRETE.

 

Pour me faire progresser, ils ont créé des NAP, des Notes d’Amélioration et de Progrès. Elles permettent à l’autre, mon autre,  mon client, d’exprimer ce qu’il me faut améliorer. Mon autre a ainsi la possibilité de m’évaluer, où du moins d’évaluer le service que je lui rends au travers de critères objectifs et aisément organisables. Ma prestation. Pour être honnête, je dois préciser qu’on m’a accordé le droit d’agir en tant que client. En cherchant bien, je suis certainement le client d’un autre et je peux, j’ai le devoir d’évaluer les services qu’il me rend, que je suis en droit d’obtenir de lui. Je peux consommer un peu de l’autre comme l’autre peut un peu me consommer.

 

Les gens, les ILS qui ont élaboré cela me donnent l’impression de maîtriser leur sujet (leurs sujets ?). Ils semblent avancer armés de certitudes. Moi, plus je vieillis, plus j’avance dans l’âge, et plus je doute. La sagesse est-elle faite de doutes ou de certitudes ? Ils évaluent, ils m’évaluent. Ils suivent la productivité, maîtrisent les coûts. Ils savent quand un « on », un autre est ou n’est pas, ou plus, un bon producteur de VALEURS. Ils le lui disent, le lui signifient. Quelquefois, ils le flattent. Ils le sanctionnent aussi parfois. La sanction est une issue de secours, un outil pour ceux qui nous gèrent (leurs ressources), qui permet de garder la cohésion de l’entreprise, de MAINTENIR LE CAP. Ils sont dans la vraie vie. Ils en ont compris ses implications et ses exigences.

 

J’essaie de comprendre. Des fois, souvent, il m’arrive de rêver. Je crois que j’en ai besoin. J’ai toujours beaucoup aimé rêver. Etre un visiteur, un regard de cette vraie vie. Mais c’est inutile pour l’entreprise. Ca ne correspond pas au besoin de mon client. On me dit parfois que je suis idéaliste, que c’est respectable. Mais que ça ne produit pas de VALEURS. J’essaie de faire part de mon expérience de la vie au gré de ce qu’elle m’apprend ou me désapprend. Au gré de mes oublis et de mes réveils.

 

Aujourd’hui, ON me dit qu’il faut saisir les opportunités commerciales, qu’il faut savoir saisir des opportunités professionnelles. Qu’est ce que cela signifie pour moi, cette nécessité d’être opportuniste pour pouvoir SE REALISER ? Saisir ma chance, avant que LES AUTRES ne s’en emparent ? Est-ce un jeu lorsqu’on me parle de compétition ? Un jeu où il est préférable de ne pas perdre, ou la donne n’est jamais équitable. Un jeu qui ressemble à une guerre !

 

On me dit qu’il faut être efficace. Ca ne suffit pas. Alors on m’invente des mots. Ou plutôt on les répète. Il me faut être pro-actif. Comme une lessive qui lave plus blanc que blanc. Savoir devancer l’attente du client avant même de l’avoir écouté.

 

La tête me tourne, j’aimerais comprendre.

 

L’efficacité (l’efficacité à quoi faire, pour quoi faire ?) dépend du travail de la collectivité, de la façon de s’organiser ensemble. Là aussi, nouveau mot : Il faut être transversal !?! Pourquoi ce mot, emprunté ailleurs, et dont l’écho résonne d’une entreprise à l’AUTRE ? Ce mot qui semble si éloigné d’une idée de convivialité. Un mot ordinairement accroché aux CHOSES. Certainement qu’il s’agit là de faire « fonctionner » ensemble des clients mutuels, de les interconnecter.. D’utiliser au mieux la ressource humaine, de développer les synergies. Encore l’echo !

 

Pour savoir si je suis un élément suffisamment fiable, assez efficace, on m’évalue. L’avis des clients est certainement pris en compte, mais ce ne sont plus eux mes évaluateurs. C’est un autre ON. Moi j’ai la chance que ce soit un IL. Pour l’instant. L’évaluation consiste à être « apprécié » selon son mérite, par des gens qui ne connaissent que peu de choses de vous de vos difficultés de vos contraintes, de VOTRE HISTOIRE. Ces gens savent évaluer votre VALEUR professionnelle. La valeur prise en compte est la VALEUR TRAVAIL. Le travail, une valeur.

 

J’ai passé l’age de l’adolescence sans doute depuis longtemps. On m’a appris la DEMOCRATIE, les grands principes, la liberté… En démocratie, je suis adulte et libre, libre de m’exprimer et de décider avec les autres citoyens. Un peu. Pourtant, dans ce « microcosme » qu’est le monde du travail, on m’explique que pour que le système fonctionne, il faut que les gens qui savent prennent les grandes décisions, définissent les orientations. Parce qu’ON sait qu’un système où la collectivité décide ne fonctionne pas, que les commandes doivent être tenues par les gens qui savent, et qui veulent. Citoyen adulte. Salarié adolescent. Bizarrerie… J’ai remarqué que souvent, les ONs s’attachent au comment y aller, parfois où aller. Rarement au pourquoi. Sans doute parce qu’ils estiment que le pourquoi est le rôle, la fonction d’autres ons. Bien séparer les tâches. Pour nous, il s’agit de faire fonctionner le système à tout pris sans savoir pourquoi. Comme un cœur qui bât.

 

La tête me tourne, il est temps de réagir.

 

Il faut être moderne, vivre avec son temps. Le temps de qui ? Le temps des AUTRES ? Y-t-il un temps commun pour tous ? Moi, j’aime et j’ai besoin de prendre mon temps … Le mien, mon rythme. Je ne suis pas certain qu’on puisse vivre avec son temps quand on aime à s’attarder à le perdre. Trop consommateur.

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Stupeur à la poste

Par Jihem - 17-09-2008 20:18:05 - 8 commentaires

 

Je pourrais vous parler de cette stupeur collective à la poste tout à l'heure. Je pourrais. En fait non. je ne vous en parlerai pas.

J'aurais aimé faire un lien au bout de deux années de tous ces mots, toutes ces histoires sans liens apparents. Sans lien apparent avec la course à pied. Il y avait peut-être un pourtant, mais je ne le ferai pas.

Sinon, aujourd'hui, pas de sortie au programme. 

 

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Lettre à Edvige

Par Jihem - 09-09-2008 11:47:17 - 7 commentaires

 

Paris, le 9 septembre 2008.

 

 

Ma chère Edvige,

 

Vous me permettez que je vous appelle ma chère Edvige ? Rassurez-vous, je n’ai guère l’habitude de dire « Ma chère » à une inconnue, mais puisque nous sommes appelés à vivre à proximité l’un de l’autre…

 

N’y voyez pas non plus quelqu’acte de courtisanerie. Il n’est pas non plus dans mes us des manières aussi cavalières. Ca, vous pouvez le noter, ça vous fera gagner du temps. Et puis, puisque nous sommes dans les confidences, je peux vous le dire, quoique vous fassiez pour vous intéresser à moi, je ne suis pas disposé à vous aimer. Toute relation entre nous semble impossible. Ou alors…

 

Non, si je me permets tant de familiarité, et même bientôt de vous tutoyer, c’est parce que tu me connais très bien, où que tu t’apprêtes à me connaître. Enfin bref, je suis intéressant pour toi, et tu veux savoir beaucoup sur moi. Donc, il est préférable qu’on se tutoie. Ca ira plus vite ainsi. Ton travail devrait être facile, je n’ai pas grand-chose à cacher. Tout est déjà écrit plus ou moins quelque part. Il te suffit de rassembler, et d’ajouter quelque touche personnelle. Mes adresses et autres numéros de téléphone, titres d’identités, informations fiscales, immatriculation ne poseront vraiment aucun problème pour ta recherche. Mes activités passées non plus. Il suffit de te servir. J’aimerais bien par contre savoir ce que tu vas trouver comme signe physique et autre comportement particulier, mes objectifs si j’en ai. Faudrait qu’on en parle. Ca m’intéresse vraiment.
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Le problème, puisque qu’on est quand même là pour parler de course à pied, faut pas l’oublier, le problème ce sont les déplacements. Parce que quand je cours figure-toi Edvige, je ne sais bien souvent pas à l’avance où je vais. Comme je ne savais pas à l’avance que mon blog s’arrêterait ici. Comme je ne sais pas si cet arrêt est momentané ou pas. Non, ne pas savoir où aller, c’est mon plaisir, tu peux mettre ça dans la rubrique comportement et objectifs. Donc il va falloir trouver une solution, pour qu’on s’entende sur les déplacements CAP. Mais il parait que dans ton entourage, la course à pied est à la mode  donc… Au fait, j’aimerais que tu ne t’en occupe pas trop, justement, de mon entourage…

 

Mais il fait beau dehors, et il est temps que j’aille courir un peu. Quelque part. On se croisera peut-être.

 

Jihem


 

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Il était une fois... une histoire de lutins

Par Jihem - 05-09-2008 00:57:19 - 7 commentaires

 
 

Approcher les lutins n’est pas chose facile. Voici ce qui m’est arrivé cette été sur l’île de Noirmoutier. C’était près de la plage de Luzeronde, un matin, où il ne se passait rien. Ou plutôt il ne semblait rien se passer…

 

En flânant dans une ruelle d’un petit quartier résidentiel, je ne sais pas ce qui m’a pris, je je me mis soudain à parler à une fleur : «

 


 Dis-moi la fleur sais-tu s’il y a des lutins par ce chemin ? ». « Chut !!! » me fit-elle « c’est bien par là, mais méfie-toi, si tu décides de poursuivre ton chemin, sache qu’il est parsemé d’embûches. Et méfie-toi des personnages aux apparences sympathiques. Mais j’ai déjà fait trop de bruit en te parlant ». La fleur se tut. « Serait-ce un rêve ? Serai-je devenu fou ? Cette fleur m’a pourtant parlé. Enfin, me voilà prévenu. »

 

Je décidai de continuer. Plus loin, je passais devant une autre fleur


d’étrange aspect. Je décidai de l’éviter. Un peu plus loin se posait là un arrêt de bus, planté là, au milieu de nulle part, au nom enchanteur de « Les fées ».


Je me souvins alors de l’avertissement de la fleur et passait sans m’arrêter. Quelques encablures plus tard, je découvrais l’entrée d’une résidence à l’appellation tout aussi féerique, « résidence les elfes ». 


"Un elfe, c’est sympathique ou pas ? Je ne sais pas. En tout cas ces noms me disent que je suis certainement sur la chemin des lutins ». La pancarte de l’intersection suivante fut pour moi beaucoup plus inquiétante : « Venelle des loupsGarous 

 


». Une araignée y avait tranquillement déplié sa toile. La pancarte se trouvait au dessus d'un vieux portail cadenassé par une chaîne.


J’accélèrai le pas quand soudain, un déluge d’images hallucinatoires apparut devant moi, me signalant de multiples dangers.

Je pris mes jambes à mon cou et vis une porte ouverte derrière laquelle je me réfugiais pour souffler. Soudain, je me trouvai dans l’obscurité.  Mon cœur se mit à battre à un rythme effréné. Je cherchai la poigné, sortis. Sur la porte, ce message était placardé :


A l’évidence, je n’étais pas le bienvenu.

 

Je me remis à courir, courir, à la recherche de quelque autochtone. « Enfin en voici un » me dis-je, apercevant l’ombre d’un humain. « Je suis sauvé ». Diable, le type était armé jusqu’aux dents et équipé d’une combinaison étanche. J’en avais vu à la télé en Irak.


 


 

 


Ma course repris de plus belle en direction d’une église dont je voyais le clocher. Point d’asile ici, une nouvelle hallucination m’avertissait d’un autre danger.


 

Je me dirigeais alors vers le marais.


Un marais superbe et rassurant. Rassurant ? Au loin une cabane à sel, noire, se laissait entrevoir.


Je ne crois plus au méchant loup depuis longtemps, mais avouez qu’en cette circonstance, l’endroit pouvait inquiéter. Surtout que j’avais un sentiment d’étrange, d’impalpable. Quelque chose me semblait bizarre.


 

Je rebroussai chemin. En lisière du marrais se trouvait un centre équestre


. Je pensais alors au Mustang. « Bien sur » me dis-je, « ce cheval pourra me dire où se trouvent les lutins ».


Effectivement, celui-ci me confirma que j’en étais tout près. A deux pas de là un panneau indiquait la direction de la plage des lutins.


Enfin. J’étais heureux, mais craintif. Enfin, j’allais savoir à quoi ressemblaient ces personnages. Je m’avançai en direction de la mer, m’arrêtai, contemplai l’azur.


Les paroles de la fleur me revinrent, jusqu’à l’obsession. Et si les lutins n’étaient pas sympathiques ? Je décidai de rebrousser chemin.

 

Dis le lutin, tu me racontes une histoire ?


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