KikouBlog de Jihem - Octobre 2008
Jihem

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Vous retrouver

Par Jihem - 13-10-2008 09:21:27 - 5 commentaires

 

Déjà une semaine,

Que nous nous sommes quittés,

Une semaine qui m'a paru,

Une éternité.

Quel plaisir de vous retrouver,

Fidèle,

A notre rendez-vous.

Même s'il n'est pas si aisé,

De retrouver cette harmonie,

Qui si bien nous lie,

Cette douce complicité,

cette... Sensualité.

J'avoue qu'en ce jour de retrouvailles,

Je me sens tout crispé,

Tout endimanché.

Et puis, et puis,

Avec humilité,

Je retrouve en vous cet art de faire,

De me mettre à l'aise,

De me rassurer.

Je sens s'écarter mes doigts,

Etendre mes bras,

Comme pour m'envoler.

Je retrouve peu à peu cet état second,

Cette transandence à laquelle vous m'initiez.

Je suis heureux, si heureux de vous retrouver.

Je te nomme, 

Course à Pied.

 

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Jihem au pays des ch'tis bisounours kikoureurs (7e et dernière partie, ouf)

Par Jihem - 06-10-2008 13:08:54 - 10 commentaires

La sauvage 

 

Mon cher Ch’ti Grincheux,

 

Et Bien oui, cette dernière lettre qui marque la fin de mon récit est pour toi. Mais j’aimerais que ceci reste entre nous, et je compte sur ta discrétion pour que, surtout, Shunga n’en sache rien. En ce qui le concerne, je trouverai bien un prétexte du genre : « ils commencent à me les gonfler sévère, les bisoukikounours avec leur gentillesse. Qu’ils n’attendent surtout pas la fin de l’histoire. La seconde chaussure du voisin de tombera pas. ». Shunga supporterait mal de savoir que je vous ai apprécié pour de vrai. A ce propos, tu peux peut-être en glisser un mot aux autres gencht’is organisateurs. Je ne vais pas beaucoup m’étendre parce que ça nécessiterait une lettre de plus, et la société moderne supporte mal qu’on dépasse le format. Et puis je dois bien l’avouer, je fatigue.

 

Je vais sans doute me répéter, mais tu m’as bien bousculé avec tes histoires de mineurs. On m’a toujours appris à ne jamais oublier d’où je viens. En matière d’orgueil, je suis servi. D’ailleurs, à l’heure qu’il est, je suis dans le métropolitain, qui m’emmène sur le lieu de mon enfance. Un lieu qu’on dit de mauvaise réputation, qu’on dit mal fréquenté. On dit beaucoup de conneries. Tu crois que la population de Neuilly est plus fréquentable que celle du 9-3 toi ? Moi, je ne suis pas sur. Ou plutôt si. J’ai quelques idées à ce sujet…

 

M…,    je me suis assoupi, j’ai failli rater le terminus.

 

J’en étais où ? Ah oui, au réveil, au petit déjeuner. Un petit déjeuner gargantuesque. Normal tu me diras pour un ogre. Sympa de nous avoir épargné la charcuterie dans le café chicorée au maroille. Trop dur pour moi. Permet-moi de m’attarder un instant sur un personnage qui m’a intrigué au cours de ce repas (ben oui dans le nord, le petit déjeuner est un repas) : le castor. On va dire que je fais une fixette, mais il y a quelque chose de hors-norme chez lui. En venant aux terrils, il faisait coup double. D’un côté, c’était la fête à bisounours, de l’autre, il préparait l’Arrancabirra, cette course qui tentait bien Epitaphe car elle correspondait pile poil à ces capacités intrinsèques de coureur polyvalent, amateur de houblon et de course à pied (je ne connais pas l’ordre…). Une bonne andouillette à l’arrivée et le tour est joué. Donc, le castor avait sifflé pas mal de bière jusqu’à très tard, et s’apprêtait à courir après la sauvage comme tout le monde. Et bien qu’est-ce qu’il prend au petit déjeuner le castor ? De la pate à tartiner cacaotée, plus connue sous le nom de Nutella, marque déposée. Il doit avoir un estomac version développement durable le castor pour supporter ça. Un estomac qui trie les denrées : la bière par ici, le Nutella par là, la moquette au fond à droite. Impressionnant. Dans la course à pied, l’exploit est partout.

 

Il y en a un qui m’a déçu tout de même, c’est x. Au lever, il avait l’air tout frais, façon pub pour un after shave de supermarché, tu sais le truc à l’alcool qui déchire la peau après un bon rasage raté. Sauf que x, il cachait son jeu, je l’ai surpris en train de courir après le paracétamol. Faut toujours se méfier des apparences, pas vrai le Grincheux ?

 

Bon, on se grouille. Pour deux raison. La première, c’est que, à l’heure où j’ai repris mon récit je suis dans le RER  et que j’arrive bientôt au taf. La seconde, c’est que la sauvage ne va pas nous attendre. Ou alors c’est à ne rien comprendre. VROUMMMMMMMMMM !

 

Arrivés sur le lieu du départ, nous retrouvons, nous retrouvons, nous retrouvons Chris, en chair et en os cette fois-ci. Si si, je te jure. On a aussi l’occasion de croiser hellaumax, Zorg et Taroc. Le truc qui m’embêtait un peu à propos de ce week-end, c’est que je m’étais bien préparé pour cette course, et que j’avais renoncé à aller poutrer (j’aime bien l’expression favorite de x) mon pote Philippe à Provins. L’occasion était pourtant belle mais c’est une autre histoire. Malgré les bières, j’étais bien décidé à faire la course. Il faut dire que fais peu de courses dans l’année. Et j’adore la compétition. Même lorsque le combat est inégal. Je m’isole du groupe, parce que j’aime bien me ménager une phase de calme avant chaque course. Un petit échauffement aussi histoire de faire chauffer le groupe électrogène. Je me place pas loin des premiers sur la ligne de départ parce que j’ai décidé de partir vite, histoire de ne pas être gêné sur les terrils. C’est parti. Je dois partir autour de la 50e place, et je remonte quelques coureurs. Il me semble que le départ est plutôt prudent. Je passe correctement le premier terril, puis le second. En haut du troisième, mes jambes sont vidées. Autant le cardio est au mieux, autant les jambes sont lourdes, surement faute à la veille. A cet instant, je suis 38e, je décide de m’accrocher bien qu’étant pris d’une crampe très précoce. Il faut dire que ça fait beaucoup de bien au moral d’avoir les meilleures supportrices.

 

Le 3e terril est magique avec son décor lunaire et l’épave dans laquelle on a du jouer une scène d’Orange mécanique. Plus loin, j’ai bien aimé le secteur pavé, où il est difficile de doubler. Je me prends pour Marc Madiot, en 1985, tu te rappelles ? J’en pleurai en le regardant.  Dans la descente,  un type me demande qui je suis, c’est Taroc, qui me double. On se présente un peu, Moi c’est Rodolphe, Moi c’est Jean-Michel, et la vie poursuit son chemin.

 

J’arrive à l’approche du dernier terril. Il me fait peur parce que je n’ai plus de jambes. Et cette corde dont on m’a parlé… je ralentis au 18e kilomètre, croyant le trouver au 19e. Erreur. Il est beaucoup plus loin. Et il n’est pas la montagne annoncée. Je poursuis, et ne me rappelle plus le nombre de kilomètres de la course. 23, 24 26 ? Je demande autour de moi. On me dit que l’arrivée n’est pas loin. Sympa… A l’arrivée, je retrouve avec bonheur les supportrices bisounours de kikourou. Merci à vous, c’est génial d’être applaudi. Je suis 50e, et très satisfait car au delà de mes prévisions. Cette course est magnifique et j’y reviendrai.

 

A peine arrivé, pas de répit, il faut aller supporter les autres. Et je me prends au jeu. Jusqu’à l’arrivée du bagnard, et puis celle des dunes de l’espoir sous nos acclamations. C’est à cet instant peut-être, que je prends conscience que je suis devenu un vrai kikoubisounours. Presque contre mon gré.

 

La suite, je ne te la raconterai pas, parce que dans la suite il y a le retour. Et on était si bien chez les ch’tis.

 

Merci.

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Jihem au pays des ch'tis bisounours kikoureurs (6e partie)

Par Jihem - 02-10-2008 23:04:09 - 10 commentaires

La teuf

 

Shunga,

 

Arrête de me déprimer davantage lorsque je t’écris. J’ai déjà assez du lutin. Le Ware est sympa, Jihem réservé. Et en plus il est timide en rajoute-t-il en MP. Ben oui, c’est une découverte si extraordinaire ? Parce que je me permets de faire le beau à l’écrit, je devrais être nécessairement extraverti à l’oral ? Evidemment non. Il n’y a guère que le taulier qui ne me connaît pas ainsi. Lui au moins il a le pouvoir de me transcender. Question de culture.

 

Oui Shunga, puisqu’on ne s’est encore jamais vu (ce qui constitue peut-être un  autre scoop), Jihem est un être réservé. Enfin un être... En société, Jihem n’existe pas vraiment. Jihem est une illusion apparaissant furtivement dans votre esprit, ou dans le sien, à intervalles plus ou moins réguliers. Et toi Shunga, existes-tu ? Non, sans dec ?

 

Des fois quand je regarde ce monde, je veux dire lorsque je le regarde vraiment, je trouve préférable de n’être qu’illusion, une vague poussière au gré du vent. Des fois aussi, je préfère l’affronter. Mais le combat, si valeureux qu’il puisse être est très inégal. Le lutin, tu n’avais qu’à pas me déprimer. Je vais me plaindre de ce pas au Mustang.  Je pourrais ajouter que le récit de Taz m’a aussi déprimé. Comment écrire après Taz ? Quand je te dis que le défi est inégal…

 

Mais revenons à nos bisoukikounours puisque c’est notre objet. Sachant que tout le monde s’est lassé, on va pouvoir maintenant parler entre nous Shunga.

 

Les allumés rentrent au bercail, l’air joyeux, l’œil rigolard, tel les jolies colonies de vacances ou les 7 nains qui rentrent du boulot. Chris est avec nous cette fois, enfin je ne sais plus. Chris existe-t-elle vraiment ? Je ne suis plus sur. Une invention de mon esprit. Donc, nous rentrons, l’estomac criant famine. Surtout que nous savons que Blanche Neige Grincheuse est au fourneau. Je ne te listerais pas le menu tellement ça paraîtrait indécent à un militant tiers-mondiste. Un petit arrêt tout de même sur la tarte au Mariole. J’adore ça. Pendant ce week-end, moi Jihem, le difficile à table, le délicat, j’aurai à peu près tout goûté des spécialités du Nord. Nous arrivons au gîte. Opération gonflage de matelas, exposition de torses dans les douches, sous l’œil expert et néanmoins frétillant de… nous l’appellerons y. En plus d’être réservé, je suis pudique, ça la fout mal pour un kikoureur.

 

A table !!! Enfin, on va manger mais avant on est poli, on fait une ovation aux grincheux. Le ch’ti grincheux est planté comme un i. On dirait un footballeur en plus balaise en train d’essayer d’apprendre la marseillaise (et permettez-moi ici d’exprimer mon plus grand dédain pour cette san-glan-te-chan-son,) à sa 40e sélection. Un footballeur avec des bottes de sept lieus, c’est ça l’image exacte du grincheux. En l’occurrence, l’ogre est ému, et ça se voit. Il a les yeux bizarres comme je n’en avais jamais vu, sauf dans les dessins animés de Tex Avery. Ces pupilles vrillent et s’y dessine plein de choses : des sourires, des fleurs, des soleils, etc… A cet instant, je crois bien qui si tu le pousses de l’index, le grincheux rejoint le sol dans un fracas indescriptible. Tu vois Shunga, il faut se méfier des apparences. Le grand balaise est vacillant…

 

Je ne remercierai jamais assez les kikoureurs qui veillent à mon intégration dans le groupe. Ils ont du être avertis de mes craintes. Ainsi, tour à tour, Ch’ti grincheux et Domi viennent me demander si ça va. Ca va je réponds, mais dans mon fort intérieur, je me méfie. L’expérience catéchèse  m’a appris à me méfier des bons sentiments. Et puis là encore, le rapport de forces est inégal. Autre fait marquant, la transformation de Ch’ti Vincent, que j’avais vu plutôt discret jusque là et qui prend à sa charge l’animation de la soirée. Sacré animateur  le gars (merci encore du fond du cœur). Quand il a un objectif, il le mène au bout. Je sais pas ce que lui ont fait les tétons de Benos, mais au bout d’un moment ça devient gênant… Pas pour tout le monde, je te rassure. J’en ai vu qui se rinçaient l’œil, y mais pas seulement. Je te passe les mises à nu de corps plus ou moins velus, le goût immodéré du lutin, heu du x pour la lingerie minimâle, etc…

 

J’ai sommeil, donc je résume la suite, on mange, on boit (là je ne pense pas avoir fait preuve de discrétion…). Pour ma part je commence à l’absinthe et je finis au calva. Il est bon le calva du lutin. On danse aussi et d’ailleurs les filles profitent de leur infériorité (numérique) pour nous imposer une danse du tapis. Sans Zappy max. 4 heures passées, il est tant de dormir. Jihem lui va passer la nuit à prendre des notes. 4h30 GW ronfle. A 4h39, il passe le relais à l’ourson. 5h00 pégase rejoint l’ourson dans un canon assez juste. A 8h00 je me lève, je suis en pleine forme…

 

Je te laisse, je te raconte la suite demain.

 

 

 

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Jihem au pays des ch'tis bisounours kikoureurs (5e partie)

Par Jihem - 01-10-2008 20:41:09 - 6 commentaires

 

Les allumés

Cher camarade Shunga (tu me permets que je t'appelle camarade ?)

C'est vraiment pas le moment de me lacher car ce soir je n'ai pas le moral. Mais alors pas du tout. J'ai besoin de ton soutien, c'est un véritable SOS que je te lance.

Merci à toi de me demander ce qui ne va pas.  Voilà donc le problème : Je suis tombé dans un traquenard tendu par moi-même, la faute aux ch'tis.

En effet, si je me suis lancé dans le récit de ce wwek-end, c'est que j'avais envie de l'offrir à nos hôtes. C'est un cadeau original, vu la manière dont j'organise mes souvenirs dans la partie supérieure de mon corpsà laquel je délègue la gestion de mes pensées avec une irresponsable confiance. C'est un cadeau moins encombrant qu'un collier de nouilles au cas où ça ne plait pas, mais ça m'étonnerait tant ces gens sont polis. Ca me rappelle l'assiette décorée de ma marraine. Je l'aimais bien ma marraine, mais j'étais quand même vraiment emmerdé avec cette assiette. Passons.

Le problème de tout cela, c'est que je ne vais jamais m'en sortir de ce récit.Imagine qu'on a pas encore couru, fait la fête et tout et tout. J'en ai pour des semaines à le terminer. A ce rythme, j'aurai couru la Saintélyon que mon récit ne sera pas achevé. J'ai pensé à prendre un nègre. Ca aurait pu être toi, mais franchement le récit risquerait de prendre une tournure que je ne métriserais pas. Tout ça, c'est quand même la faute des ch'tis. C'est vrai quoi, ils te bourrent la boite à souvenirs, quand il n'y a plus de place il y en a encore. Comme la 504 break qui repartait vers le bled, des souvenirs, j'en ai jusque sur la galerie.

La course du soirs'appelait "les allumés" à cause que c'était la nuit et qu'il y avait des lumières partout : des flambeaux, de la lumière toutcouleurs comme dirait un peul, un feu d'artifice et biensur nos frontales. On en faisait une belle bande d'allumés, d'ailleurs. C'est le départ. Je surprends une conversation entre le lutin, Vetchar et le Ware. Ca parle orthographe. Beni s'écrirait avec un t et sans t. Ca ressemble à un raid multisport : Trail et dictée. J'apprends au passage que Mustang serait une quiche en ortographe. mais la source est peu sure, puisqu'il s'agit du l... (J'ai préféré préserver l'anonymat de mes sources ). Nous l'appelerons désormais x.

Pan, c'est parti. Et non, c'est la première vague. il faudra attendre la troisième je crois. Ce qui me laisse le temps de dire que Chris qui a fait une apparition erronée dans le 4e épisode est bien au départ cette fois. Et puis d'autres... RePan

Après un kilomètre et des poussières de charbon, nous voici au pied du premier terril. Ca ressemble à un square avec un bac à sable. On doit y faire du quatre pattes. Sauf que le bac il est vertical. Je crois qu'il y a quelque chose de vicieux chez les ch'tis à nous faire monter là haut. A moins que ce soit nous qui soyons un peu marteau d'accepter cette soumission. Il y a quelque chose de malsain la dedans. Pour un peu, ils nous feraient creuser un tunnel pour avancer. Tu as peut-être remarqué que j'ai utilisé le nous. C'est que je commence à la trouver attachante cette communauté. Je me méfie tout de même, on est dans l'obscurité...

Et j'ai raison de me méfier. Parce qu'en arrivant en haut du second terril, alors que tout semblait normal et que des autochtones nous distribuaioent des bières, on est pris par un bruit stridant. Un bruit comparable à la craie de mon maître en CM2. Il la faisait crisser lentement sur le tableau pour nous demander de nous taire. frissons. Le bruit provenait d'un kikousounours, en l'occurence du castor qui avait eu la mauvaise idée de se mettre à chanter. Horrible. A l'heure qu'il est, je n'ai pas repris la nourriture solide tant mes dents en tremblent encore. Tu n'imagines pas. J'aurais bien accepter de monter 3 terrils en plus pour m'éviter ça. 

Nous redescendons. J'entends régulièrement appeler Jihem Jihem. C'est le p'tit Jeunot de Vincent qui a du me prendre pour repaire avec ma tenue blanche, dans l'espoir de ne pas s'égarer. Je ne sais pas comment il a fait, mais il a réussi à perdre les kikounours. 

La suite du parcours, je la laisse raconter aux autres parce que je dois faire à manger.  Et puis je fatigue. Je te raconte juste la fin : on se regroupe à l'approche de l'arrivée le gamin de Domi en tête, et on fait plein de bruit pour nous faire remarquer. Qu'est ce qu'on est beau !

 

 

 

 

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