KikouBlog de Jihem - Juin 2008
Jihem

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Archives Juin 2008

Brêve histoire de la mondialisation vue par un enfant

Par Jihem - 27-06-2008 11:12:33 - 3 commentaires

 

C'était hier midi. J'étais debout dans le bus 91 devant l'arrêt gare d'Austerlitz. A côté de moi, un gamin accompagné par son père, désignant une enseigne Mac Donald : "Le Mac Do français, il se trouve là !". Le père n'entendant pas la remarque, le gamin répète : "Le Mac Do français, il se trouve là !". Et le gamin de poursuivre : "Le Mac Do français, il est plus petit que le Mac Do suisse !".

 

 

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Un costume trop grand

Par Jihem - 26-06-2008 18:22:23 - 8 commentaires

Un costume trop grand

 

Dans toutes les entreprises de France et de Navarre,

Il y a des gens, à qui un doux refrain vient murmurer aux oreilles,

Qu’il est temps d’endosser quelques responsabilités.

On souhaite leur confier l’encadrement d’une équipe.

Cette tâche leur fait souvent un peu peur, ils rechignent parfois,

Mais pour les motiver, on leur fait miroiter,

Pour le prochain printemps, sur les fraises un peu de crème fouettée.

 

On leur parle carrière, ambition, évolution professionnelle.

Certains résistent, doutant de la qualité du fruit.

Lorsqu’on les juge très travailleurs, obstinés et dociles,

On leur promet de napper le dessert de chocolat,

A condition de voir la courbe progresser,

De 15% à 20 % cette l’année.

 

Voilà donc nos responsables, nos capitaines, nos premiers de cordée.

Certains partent d’un pas zélé vers les neiges éternelles,

Souhaitant être les premiers à trouver l’edelweiss,

Huant, criant « qui m’aime me suive »,

D’autres ont l’ambition modeste de s’entourer d’une équipe, d’un groupe de copains,

Qui ensemble fera son chemin.

 

Très vite, on va leur montrer la courbe,

Leur demander 30 puis 50%.

Dans la cordée, il y a du mou à certains endroits,

A d’autres, ça se tend.

Derrière le premier, on s’aide parfois. Il arrive que ça rouspette.

Le chef des fois fait la sourde oreille. Des fois il engueule ceux qui traînent.

Ca dépend. Certains veulent absolument goûter au chocolat,

D’autres ne souhaitent que conserver la tête de la cordée,

Qui leur a été confiée.

 

Jamais personne n’a le temps de savoir,

Ce qui pourrait permettre au groupe de mieux avancer.

Personne ne songe plus que la cordée pourrait par exemple ralentir,

Pour avancer plus régulièrement. Personne ne pense plus.

Dans tous les cas, la discorde finit par envahir le groupe,

Les plus « faciles » rejettent les faibles maillons,

Ou les plus malins désignent le fragile et idéal coupable.

 

Le chef ne sait plus que faire,

Ses instructions lui disent d’accélérer.

Il ne peut prendre le temps,

D’analyser la situation.

Et là il comprend.

 

Il regarde ses manches.

Le costume qu’on lui a remit était un peu trop grand pour lui.

On ne lui a jamais demandé de faire au mieux avec cette équipe là,

Mais d’accélérer, d’accélérer, d’accélérer…

Il va commettre l’irréparable, regarder les doigts tendus,

Et sortir de la cordée l’homme fragile qui a été désigné.

 

Cet homme dont personne n’a pris le temps de savoir pourquoi,

Il n’arrive à suivre le rythme des premiers,

Et à respecter la consigne pourtant réitérée:

Accélérez, accélerez, accélerez…

 

Le groupe repartira, sans doute un peu plus vite,

Mais alors chacun saura,

Ce qu’il peut lui arriver si la corde venait à se tendre,

Et se détendre.

Le chef, lui, regarde de nouveau la cime, la tête haute,

Avec son costume décidemment trop grand pour lui.

 

                                                                     A Philippe...

 


 

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Histoire du ramoneur qui aimait les chats

Par Jihem - 18-06-2008 11:47:15 - 7 commentaires

 

 

Ce matin un ramoneur est passé chez moi. Afin de poser une trappe pour avoir accès au conduit. Voyant mon animal de compagnie, le gars m'explique qu'il aime les chats, que sa copine vient de le quitter et que c'est elle qui a gardé le chat. "Normal" ajoute-t-il "c'etait son chat". Il faut que j'en retrouve un rapidement.

Ca aurait pu me faire rire. En fait pas plus que ça. Le type, je crois avait besoin de vider son sac...

On fera mieux la prochaine fois. 

 

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Les cons sont utiles pour la communauté

Par Jihem - 14-06-2008 23:36:38 - 14 commentaires

 

Les cons sont utiles pour la vie en société. Ils créent du lien, je viens encore de le vérifier. J'aime bien engager la conversation dans la file d'attente au supermarché. Non que je parle facilement aux inconnus, mais parce qu'il y a souvent un con pour m'y insiter. Et j'y trouve parfois une certaine satisfaction.

Ce soir, samedi donc, 21h00. Je venais de finir de mettre mon superflu alimentaire dans mon caddie au supermarché du coin. Un peu honteux, comme chaque fois que je me comporte en consommateur idéal en faisant bosser un(e) caissièr(e) tard le samedi à l'heure où elle (il) pourraient passer agréablement son temps à surfer sur internet (c'est elle qui me la dit !). Depuis quelques temps en effet, les caissièr(e)s du supermarché du coin ontledroitdetravaillerlesamedisjusquàvingtdeuxheurescommeçaelles(ils)gagnentunpeuplusdepouvoirdachat. Et ça arrange bien tous les consommateurs modèles. Moi, j'avais mis les patins avant d'entrer.

J'étais donc dans la file, un peu longue parce que les effectifs sont un peu réduit le samedi soir, preuve qu'il y a encore de la marge pour gratter du "pouvoir d'achat". Devant moi, une jeune femme qui semblait ne pas souffrir de l'attente, occupée à lire dans le "canard" un article sur un trafic de faux billets à Roland Garros (canard du 11 juin 2008, en bas de la page 3 sur la gauche). 2 rangs derrière moi, un type qui s'était déjà fait remarqué en rappelant à l'ordre une personne au motif que sa place était là derrière le jeune homme et pas plus loin. Un type attentif et qui a le sens du classement quoi. Moi j'étais en train de rêvasser, comme souvent dans ce genre de situation. Je ne sais si c'est la course à pied où la sagesse de l'age qui aide à la patience.

Celui-ci m'aborde (pourquoi moi et non le jeune à casquette d'entre-nous deux ?) et me fait remarquer judicieusement que "c'est long le samedi". Je lui réponds que oui, mais qu'il me semble que pour ceux qui bossent, le doit doit paraître certainement beaucoup plus long. La type ne manque pas de répartie : "Si les caissières travaillaient plus vite, elles rentreraient plus tôt". Je lui apprends que le système ne fonctionne pas ainsi. Et lui de continuer, jamais à court d'idées : une bonne décharge de 500V à la caissière à chaque passage d'un nouveau client ferait avancer la file beaucoup plus vide. Je ne peux m'empêcher de le féliciter.

La jeune femme devant moi lève la tête et me regarde avec une certaine indifférence que je j'interprête un peu rapidement comme du dédain.  2 minutes se passent, et ayant probablement terminé son article, celle-ci relève de nouveau la tête, me sourit et commente avec un accent vaguement british : "dire qu'ils y a qui veulent envoyer 500V aux caissières". Je lui réponds que ça serait bien que les parisiens apprennent la patience. "C'est pas gagné" me dit-elle. Bref, nous entammons une conversation agréable qui se poursuivra avec la caissière, ainsi avertie de ce qui l'attend. On évoque "I comme Icare", on parle torture, du nouveau jouet à la mode le taizer dont je propose d'équiper les caissièr(e)s pour calmer certains clients. Nous nous souhaitons enfin une bonne soirée, avant de rejoindre nos foyers repectifs (sauf pour la caissière). Au final le temps est passé très vite.

Ce genre de rencontre a l'avantage de me mettre de bonne humeur à peu de frais. Et sans ce con, ce petit moment de bonheur n'aurait pas été possible. Ce type est un véritable créateur de liens, une aide à l'expression orale pour les gens quelque peu réservés comme moi.

Vous me trouvez un peu hautain ? Peut-être, mais sachez qu'il m'arrive parfois d'être con, moi aussi. Tenez, pas plus tard que vendredi soir... Non je m'arrête là, la connerie est une vertue difficile à assumer.  

 

 

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Flâneries

Par Jihem - 11-06-2008 23:34:06 - 11 commentaires

 

Les sorties sont parfois des moments de flâneries,

Des instants réservés à la rêverie,

Accompagnés de musique ou de silence,

Le coureur choisit.

 

 

 

Les bords de Marne sont des lieux propices à la fugue,

Où il est aisé de choisir d'emprunter,

Un chemin ou un autre,

Le coureur choisit

                   

Au bout du parc de Noisiel, un petit tour le long de l'ancienne chocolaterie Meunier, aujourd'hui Nestlé France.

On retrouve alors les bords de marne, le barrage,

les habitations alternatives,

 

la flore et la faune locales. 

 

 

 

 

Une borne et un kikou

qui est passé par là.

Il arrive que les bords de Loire,

heu de Marne accueillent les pôvres pêcheurs...

 

Traces de castagne.

Ca s'est passé moyen pour le plumitif.

 

Des orties pour la soupe de Shunga.

Oh, un trèfle à quatre feuilles !

Meuh non Bambi, c'est une fleur !

Fleur !

La fin est fléchée on peut pas se tromper.

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La course à pied, différents stades d'un virus

Par Jihem - 09-06-2008 01:20:54 - 5 commentaires

 

5 années que je cours. 2003, période un peu terne . Je commence à bien connaître le fond et à en avoir fait le tour . Un jour de juillet, de moins bien, l'heure de la révolte a sonné . Je pars courir sur la plage. Saint-Jean de Monts-Pont de Noirmoutier et retour. 35 kilomètres improvisés. Il me faudra arriver au pont pour me sentir en paix . Le retour sera plus ardu mais j'arrive au bout de mon périple, satisfait.

Je suis prêt de la distance marathon. L'idée germe. En septembre, je décide de me préparer pour le marathon d'Orléans qui a lieu 3 mois plus tard. Enfin, me préparer signifie alors une sortie dominicale courue à bloc. 2 fois par semaine, je fais du foot en salle sur l'heure du déjeuner.

Mi octobre, c'est le grand jour ! L'objectif est de 3 heures 20 ! Ce sera 42 kms sous la pluie ! Je cours le premier kilo en 4mn. Puis je me calme. Au 30e je coince vraiment. Je m'accroche à une idée stupide mais efficace : la peur du ridicule. 30 kms c'est trop tôt pour m'arrêter. Je n'ai pas envie de raser les murs à mon retour. Au 34e, je commence à me dire "pourquoi pas ?" et au 38e je comprends qu'il est trop tard pour stopper. Le dernier kilomètre est un vrai bonheur. 3h40 à l'arrivée . Je suis quand même un peu déçu par mon temps...

Mon médecin sportif, marathonien, m'avait prévenu : "Après le premier, soit on ne recommence plus, soit on ne peut plus s'en passer". Je comprends rapidement que le virus ne m'a pas épargné. La course à pied devient mon fil d'Ariane.

3 ans plus tard, alors que je m'entrainne beaucoup plus, beaucoup plus sérieusement et, sans doute un peu mieux, mes temps sur marathon n'ont guère progressé que de 10 mn, à peine. J'ai envie d'autres choses d'autres défits. Le rêve que j'ai en tête depuis quelques mois prend forme, courrir un 100 bornes. C'est amusant d'observer comment une idée folle peut paraître un jour réalisable. Comme une histoire d'amour finalement...

C'est sur Belvès que je jette mon dévolu et c'est un choix que je ne regrette pas aujourd'hui. Je découvre alors une autre ambiance, une autre discipline, une autre approche de la course. J'adore les sorties longues de la préparation, et ce rendez-vous avec soi-même lorsque vers le 70e km, les jambes ne suffisent plus pour nous tirer vers l'arrivée. Je finis la course en 12h28, euphorique, en ayant eu un moral acsendant tout au long de l'épreuve.

Je comprends alors que l'atteinte du virus comporte plusieurs stades...

Depuis mon second 100 bornes en mai dernier,  j'ai besoin d'autres horizons et la course à pied est devenue une nécessité. Je ne me lasse plus de courrir. J'ai envie de tout courrir. Et peu à peu, je me convains que mes nouveaux rêves sont réalisables même si je sais que je les aborderai avec humilité. Je n'approche ainsi jamais une nouvelle épreuve avec la certitude de réussir, mais toujours avec celle qu'il est possible d'y arriver.

 

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2 ans

Par Jihem - 07-06-2008 09:27:03 - 4 commentaires

 

Hier soir minuit, je m'attardais sur le bistrot. Langevine faisait de la retape pour un OFF dans le Rhône (PUB : 22-23 novembre prochain  ). Mathias entra alors dans le bar, commanda un café noir. M..., premier paragraphe et je m'égare déjà. Donc Mathias écrit : "Jihem tu es là ?" Oui j'étais là. "Ton blog est prêt".

Donc c'est parti, il va falloir s'y coller. 2 ans. C'est le temps que je me suis donné pour être au départ de mon Everest, l'UTMB. Avec en filigrane, une question : pourquoi je cours ?

Comme je n'aime pas les lignes droites, les angles, les choses trop ordonnées, je risque de m'égarer souvent et de quitter parfois le sentier battu pour les chemins de traverses.

Je n'aime pas trop me relire non plus, flemme oblige, donc attention aux fôtes, aux coquilles, aux labsus révélateurs ou pas et autres chausse-trappes (merci de me corriger sur le pluriel de chausse-trappe) laissés ça et là par un inconscient un trop taquin. Je me suis encore égaré.

Tenir un blog, mais à quel rythme ? La non plus, aucune certitude, sinon celle de ne pas être régulier.

Amis lecteurs je m'arrête là, j'en vois déjà qui froncent le sourcil...

 

 

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