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Une histoire de Robert

Par Jihem - 21-04-2012 14:00:16 - 3 commentaires

 
 

Monsieur Robert, Monsieur Robert,

Vous pourrez toujours nous salir,

Monsieur Robert,

Vous pourrez toujours nous mépriser,

Monsieur Robert,

Vous pourrez toujours essayer,

De nous faire taire,

Vous pourrez toujours maugréer, éructer,

Assortir nos rencontres de vos colères,

Biaiser et nous baiser,

Vous n'êtes, Monsieur Robert,

Qu’un laquait,

Au service d'une reine.

 

Monsieur Robert,

Notre colère est plus forte,

Que toutes vos simagrées,

Quelle est notre fierté,

De ne baiser vos pieds.

 

Monsieur Robert,

Vous pourrez toujours nous interdire,

Nous maudire, nous virer,

Vous attaquer, à notre solidarité,

Elle est si belle, notre fierté,

Jamais, vous ne nous la prendrez.

 

Les gens dont vous avez,

La charge, la responsabilité,

Nos collègues, vos salariés,

Ont fort mal, de vos procédés,

Monsieur Robert,

Reprenez-vous,

Un peu de fierté !

Ou alors partez !

 

Vous ne supportez,

Monsieur Robert,

Notre belle envie de rêver,

Ce qu’il vous sied, à vous,

C’est de reigner,

Reprenez-vous,

Monsieur Robert,

Osez goûter, la liberté !

 

On lâchera pas Monsieur Robert,

Sur votre chemin,

Vous nous trouverez !


Modeste hommage à la fleur de françois Béranger


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Intime

Par Jihem - 11-10-2011 09:55:13 - 5 commentaires

C'est quand même grace à la connerie des autres que j'arrive à supporter la mienne. C'est quand même pas facile.

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Tout, rien et son contraire, un petit tour autour du Mont-Blanc

Par Jihem - 16-09-2011 22:21:14 - 12 commentaires

Tout, rien et son contraire

Un petit tour autour du Mont-Blanc

 

 

De mon petit tour autour du Mont-Blanc,

Il y a tant à raconter,

Et si peu,

Des souvenirs confus,

Imprécis,

Des sensations, des sentiments intenses,

Telle la rétine trop charmée par le soleil.

J'ai envie d'y retourner, un désir fort,

Sans comprendre vraiment ce que j'y ai trouvé.

Pendant le tour, j’ai pourtant songé,

Que je ne reviendrai pas.

 

Il y a tant à raconter,

Et si peu,

Tant ces moments passés,

Seul avec d'autres,

Sont remplis de choses intimes,

Qu'il est difficile de partager.

Tous ces instants si forts,

Que je ne sais pour moi garder.

Je me sens humble, et pourtant trop fier.

 

Il y a tant à raconter

Et si peu,

De ces 40 et quelques heures à la fois si brèves,

Et si longues.

 

Il y a tant à raconter,

Et si peu,

Tant se mêle l'infime à l'infini,

Le sentiment d'être tout, et de n'être rien.

D’évoluer dans un espace où tout est distendu.

 

Depuis quelques jours je suis finisher de l'Ultra Trail du Mont-Blanc. Je n’apprécie pas tellement ce terme de finisher que je trouve un rien prétentieux. Je ne suis pas venu chercher mes limites. J’ai fait plutôt l’expérience d’un "voyage intérieur". Un voyage quelque part au pays de la sagesse. Sans doute n’est-ce pas moins prétentieux que d’écrire cela.

 

J’ai bien failli ne pas partir. Ma fille a en effet eu la bonne idée de faire une grosse chute il y a deux jours : quatre mètres de dénivelé négatif en une fraction de seconde. La course n’est alors plus grand-chose, dérisoire. Plus de peur que de mal mais quelle peur ! Une entorse tout de même. Et une bosse. Grosse. J'en ai oublié mes chaussures. Je dois improviser. J’achète sur place un tout autre modèle. A ce moment, il ne faut pas s'embarrasser de doutes et accepter les évènements comme ils viennent.

 

Une nuit sans sommeil avant l'UTMB. Un départ retardé à vingt-trois heures trente à cause du mauvais temps. On devait partir à deux. Je pars seul. C’est pas drôle. Je sais que je ne pourrais pas partager ma course. Que je vais devoir la vivre égoïstement. Et solitairement. Ca n'est pas le scénario envisagé. Du tout.

 

La pluie nous accompagne jusqu'à Saint-Gervais. J’avais imaginé que le col du Bonhomme serait le plus éprouvant, la météo avait pronostiqué qu’après l’orage viendrait le beau temps. Le coquin s’est fait un peu attendre. Le col de la Seigne joue au méchant avec moi comme avec beaucoup d'autres, je crois. Pluie, neige, brouillard. Il est difficile de trouver l’habillement adéquat. Trop ou pas assez. En bas c’est sauna, en haut, c’est humide et il fait froid. Je grimpe mal, sans puissance.  Je perds 300 places sur le col. Déjà 2 nuits sans sommeil. Je somnole. Il me semble alors que ça va être compliqué. Je n'ai aucun désir d'abandon, mais des doutes certains sur l’après. Côté barrières horaires, je suis déjà tranquille. Il me reste à préserver mon matelas de secours même si je ne suis plus en capacité de le gonfler.

 

Je progresse lentement lorsque l’inclinaison est forte et je dois l'accepter. Toute la course c'est ainsi. J'ai la chance de descendre beaucoup mieux. Les quadriceps sont efficaces. Ca compense.

 

Alors que la course devait être raccourcie par la suppression de la Tête aux vents, on apprend par texto que Bovine est supprimé également, mais qu'un parcours de substitution allonge la distance et le dénivelé : 170 kms et 9700 m de D+. Je l'accepte avec philosophie. On n’en est pas encore là. Il ne faut pas s'embarrasser avec les aléas de la course. Il faut faire avec.

 

La suite jusqu'à Courmayeur est sereine. Le soleil pointe le bout de son nez. Un peu plus même. Au ravito de la mi-course, je manque un peu de lucidité, j'ai un mal de chien à refaire mon sac. 3 fois je vide tout et je recommence. Sans assistance, tout est plus compliqué. Ca n'est pas la même course. Pas d'assistance médicamenteuse non plus. Pas même un demi cachet de paracétamol ou un cachou du bon docteur Lajaunie. Rien. Je ne cours pas pour m'enfiler des cachetons.

 

J’affirme que je n’avais pas d’assistance, c’est presque exact : Si je communique peu, il y a tous ces petits messages de soutien sur mon portable. Qui sonnent souvent juste. Qui font du bien. Qui confortent. Les mots de Line, meurtrie, qui malgré sa déception d’avoir renoncé m’encourage. Pas facile. Ceux nocturnes de Vincent qui me poussent : « Le Grand col Ferret tu l’as déjà eu 2 fois », « plus qu’une CCC ». Et tous les autres. Et ceux de mes filles, qui me touchent. Il y a aussi ces petits échanges sympa avec les bénévoles. Leur disponibilité malgré les grimaces de la météo. Je crois bien que mon père aurait aimé me soutenir. Il y a 60 ans, il montait tout là haut, avec du matériel et des vêtements de fortune. Je crois bien que sur ce coup là, ça l’aurais un peu épaté de me voir en faire le tour.

 

Je suis pressé d'attaquer le grand col Ferret. C'est le dernier grand col. Mais j'ai oublié que pour se rendre en son pied, à Arnuva, c'est assez long. J'aimerais dormir un peu mais je préfère passer ce grand obstacle avant, le plus tôt dans la nuit. Je crains un peu le froid. J’évolue lentement mais à vitesse régulière. C’est avec Line dans le Mercantour que j’ai appris à monter régulièrement.

 

Le col est atteint vers 22h30. Les plus grosses difficultés sont maintenant derrière moi. A cet instant, je sais que c’est possible. Aller au bout de l'UTMB. Aller au bout du rêve. Mais je ne suis vraiment concentré que sur l'échéance suivante, le ravito de la Fouly. Je pense la course étape par étape. Toujours.

 

J’adore courir la nuit, j’adore cette sensation que le temps n’est plus temps. Qu’il ne se mesure plus. Qu’il est matière, qu’il est une image. Pourtant, c’est la première fois que je cours deux nuits consécutives. C’est une nouvelle découverte. C'est là que je suis sujet pour la première fois ces fameuses hallucinations. Pleins. Souvent. Pas si impressionnantes que cela. Je vois des sculptures, des animaux, des êtres chers. Mais je ne délire pas. Je sais que mon œil me trompe mais je n'arrive pas à fixer le regard suffisamment pour voir autre chose que ce que mon cerveau associe à l'image floue qui s'imprime sur ma rétine. C'est plus gênant qu'impressionnant. Dès que l'illusion disparait, je ne peux identifier ce qui a pu me tromper ainsi.

 

Parfois, je ne suis plus capable de fixer le sol. L’image saute. Je ne comprends pas ce qui me permet de courir sans trébucher, de m’affranchir des obstacles que je n'ai plus le temps d'identifier consciemment. Je deviens spectateur de mon inconscient.

 

La Fouly. J'ai très envie de dormir. Beaucoup sont allongés là, à même le sol, ou bien la tête posée sur les avant-bras, sur les tables comme des clients ivres avant la fermeture. « Monsieur, faut pas rester là, ça va fermer ». Les visages sont hagards. Je vois des gens qui me regardent, je ne dois pas être mieux. Je préfère continuer, avancer dans la nuit jusqu'à Champex où des couchages sont prévus.

 

Les lumières de Champex se présentent enfin. Je me restaure, puis je m’engouffre sous la tente installée par Morphée. Là, il y a des matelas de fortune. Je ne sais pas dans quel sens le précédent chemineau s'est couché. C'est un peu spartiate. Je dors instantanément dès que je l'ai décidé. Même pas le temps de compter le premier mouton. Comme si tu t’endormais au moment précis ou tu éteins l’interrupteur. Trop fort Morphée. Je m'accorde quinze minutes pour préserver mon matelas d'avance sur les barrières. C'est peu, mais ça fait du bien. La lucidité est là. Vite courir pour se réchauffer.

 

Le parcours de substitution est sans intérêt pour le promeneur. Côté physique, le fort dénivelé depuis Martigny jusqu’au col de la Forclaz ne m'avantage pas. Plus c'est raide et plus je grimpe tel un fer à repasser. Et la montée est longue et rectiligne. En haut, c’est la bascule vers Trient.

 

Je suis maintenant pressé d'en découdre avec Catogne, la dernière difficulté. Je sais qu'en haut sauf accident ça sera gagné. L'émotion monte. Je vais finir l’UTMB. Surement. La chaleur s'invite. Passé Catogne, j’ai chaud au visage. Je crains un peu l'insolation. Attention à la descente. C'est pas le moment de se rater. A Vallorcine, je ne m'attarde plus. Plus que 3 heures, mais plus de vraies difficultés. 3 heures accidentées quand même mais 3 heures où je sais que je vais réussir. Arrivé à Chamonix, je ne cherche pas à dépasser les 5 types qui sont à ma portée. Je me dis qu'il faut profiter de la foule, des applaudissements. Finalement, j'arrive trop collé à eux au milieu de la marmaille et de leurs femmes qui veulent absolument franchir la ligne avec leurs maris. La prochaine fois, je ferai l'effort de les passer pour mieux profiter de l’instant. Et parce que c’est la course.

 

J'aime le lent apprentissage que nécessite la pratique de la course au long cours. Relever ce qui a été et ce qui ne va pas. Faire des petites améliorations. Cette fois-ci mon alimentation en eau a été correcte et je n'ai pas été gêné par mes deux bidons avec les adaptations que j'ai faites sur mon sac en plaçant des velcros. J'avais emporté par contre beaucoup trop d'alimentation solide. Hors, je me suis principalement alimenté sur les nombreux ravitaillements. J'ai envie de soupe, de pâtes, de laitage, de fruits. Pas de barres sucrées. En me strappant le bas du dos, j'ai évité les irritations. Avec mes nouvelles chaussures plus souples, je n'ai pas trébuché. Enfin, l'an prochain, je préparerai davantage mes ischios pour me sentir moins impuissant dans les montées. 3 tee-shirt manches courtes de rechange dont 2 dans le sac de Courmayeur n'aurait pas été un luxe s'il avait plu le deuxième jour. Du point de vue psychologique, je suis plutôt satisfait mais je dois pouvoir améliorer ma capacité à dormir avant la course. J'ai d'autres petites réflexions de ce type mais je m'arrêterais là.

  

J'ai couru l'UTMB. Il y a 3 ans, j’étais admiratif de ces gens qui l'avaient fini. Aujourd'hui c'est mon tour. C’est un cheminement. C'est une sensation étrange. C’est tant et presque rien.

 

Je reviendrai très bientôt, et j’espère qu’on pourra le partager.

 

 « Docteur, j’ai un peu mal au tendon d’Achille. Qu’est-ce que je dois faire ? ». « M’emmerdez-pas, vous savez très bien ce que vous devez faire. ». Il est trop cool mon docteur.

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Les termes et expressions à la con : Gagner du temps

Par Jihem - 24-06-2010 23:53:36 - 3 commentaires

C'était à la poste, l'autre jour. Un matin. Les files d'attentes n'étaient pas encore installées. Je venais à la rencontre d'une lettre recommandée. C'est toujours un peu stressant une lettre recommandée. Les guichetiers s'accordaient encore quelques instants de plaisanteries avant le grand rush. je profitait de cette attente pour trainer mon regard autour de moi. Derrière, un panneau coincé entre un écran de télévision, qui a certainnement été mis là pour quelque utilité, et les machines d'affranchissement, un panneau donc portait (et porte toujours) l'indication : Gagner du temps.

Gagner du temps : ainsi, la poste s'était fixé un objectif : m'informer que le temps pouvait se perdre, m'informer que je pouvais perdre mon temps ici même à la poste, et m'informer que je pouvai en gagner grâce à une machine spécialement étudiée pour gagner du temps. La télévision au dessus du panneau a du être mise sciemment afin d'adoucir l'impact d'une telle info.

En toute honnêteté, en partant de chez moi, je n'avais pas senti le danger. Je risquai de perdre mon temps à la poste. Et j'avais la possibilité d'en gagner grâce à la machine. Au pris de l'affranchissement, c'est donné.

Depuis ce jour, tous les matins j'hésite avant d'aller au boulot. Et si je faisais un petit détour par la poste histoire de gagner du temps. J'ai même imaginé en revendre à la sauvette. Buisness is buisness.

Et puis tout les matins je me demande aussi : "A quoi ont-ils vu que je perdais mon temps ?". "Qu'estce donc que perdre son temps ?", "Quel intérêt que de gangner du temps ?"

Demain j'irai voir tôt le monsieur de la poste. je le laisserai plaisanter un peu avec sa collègue tant que la file d'attente n'est pas installée, et je lui demanderai : Ce temps gagné, je dois en faire quoi ?

 


 

 

 

 

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Madame Bachelot rase gratis II

Par Jihem - 24-06-2010 21:43:31 - Aucun commentaire

J'allais revenir sur la prétendue gratuité pour le contribuable des avantages en natures de nos bleus préférés, considérant que mes précédents propos (cf. Madame Bachelot rase gratis) étaient légèrement remis en cause pour cause de retour prématuré, considérant que les recettes publicitaires ne seraient plus à hauteur des "investissements" , considérant qu'en conséquence les consommateurs-contribuables consommeraient moins et que les consommateurs-travailleurs auraient donc moins à produire. J'aurais dit tout cela et plus encore, mais j'ai pas trop le coeur à ça (celui là est ailleurs...). Et puis j'ai appris que notre sarkho-bonnaparte premier s'occupait de tout, qu'il avait ordonné de faire les poches des gredins à la sortie de l'avion.

J'ai surtout appris que pendant que la rue lui parlait de ses inquiétudes, une rue pleine de citoyens contribuables inquiets, sarkho Ier jouait à Dame Irma avec la main de Monsieur Henri pour y lire l'avenir de l'équipe de publicitaires-footballeurs de France. 

Concernant la crise et ses conséquences, Concernant les conséquences de vos mesures Monseigneur Sarkho, Qu'avez-vous lu dans le creux de la divine main ?

 

 

Management de la performance

Par Jihem - 23-06-2010 23:42:48 - 1 commentaire

Le management de la performance, ce truc qu'on nous sert dans les boites, a-t-il été utilsé pour la performance de nos footeux nationaux ?

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Au Suivant...

Par Jihem - 18-06-2010 14:05:23 - 2 commentaires

 

J’avais écrit ça il y a quelque temps après le licenciement de Philippe,

http://jihem.kikourou.net/billet.php?idbillet=7

Martine était alors de ceux qui tiraient,

Qui tiraient,

Aujourd’hui nous avons appris,

Que Martine a trébuché,

Que la corde s’est de nouveau tendue,

puis distendue,

Martine a dit arrêtez !  je n’en peux plus,

Je ne sers plus,

Laissez-moi quitter la cordée !

La cordée l’a laissée là, lasse, abandonnée,

Puis elle est repartie,

La corde s’est retendue,

Silencieuse.

Au suivant…

 

 

 

 

 

 

Billets à venir : Madame Bachelot rase gratis II

Les termes et expressions à la con : Gagner du temps, employabilité, ...

 

A bientôt 

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Mme Bachelot rase gratis

Par Jihem - 12-06-2010 18:26:08 - 9 commentaires

Dernièrement répondant à Madame Yade sur l'indecence supposée des chambres à 600 euros la nuit dans une desquelles elle envisage de se rendre, Madame Bachelot rassurait la contribuable en ces termes : "Ca ne coûte pas un sou au contribuable". Ah ouais ?!

Certes, la Fédération Française de football est très peu financée par le contribuable. Par contre, lorsque vous vous y rendrez accompagnée de votre escorte, c'est bien le contribuable qui paira. Ne me dites pas que vous serez sponsoriée pour l'occasion ? Quoique, les fabricants de vaccins... Enfin passons.

Revenons à notre argent. Cet argent d'où vient-il, Madame Bachelot ? du ciel ? Ce n'est pas la main magique de Monsieur Henri qui produit les richesses que je sache ? Alors de où ? Vous me direz, cette main magique, divine même diront certains, vaut de l'or. Les dépenses engagées pour cette équipe de France permettront de faire de la pu-bli-ci-té, un autre truc gratuit pour le contribuable, mais qui encore ne produit pas la richesse. Par contre, la publicité fait vendre. Elle fait vendre tout et n'importe quoi au contribuable : du coca, des téléphones, des bagnoles, des produits bancaires, des médias... Là encore, le contribuable-consommateur sera redevable de la TVA mais passons une nouvelle fois. Et qui dit vendre, dit fabriquer. Nous y arrivons.  Par sa main divine, Monsieur Henri permettra au contribuable-salarié de travailler et donc de produire de la richesse. Par sa seule main, Monsieur Henri va relancer l'économie du pays et faire oublier un temps au contribuable-consommateur-electeur qu'il devra travailler plus longtemps avant de connaître le montant de sa retraite qui elle n'aura pas été dopé par la main alerte de Monsieur Henri. Produire de la richesse et en bénéficier sont deux choses bien distinctes. Monsieur Henri ne sait pas ce qu'il vend, mais il vend...

En rappelant, Mme Bachelot, que le contribuale ne paiera rien ou presque, vous rappelez aussi que cette fabuleuse équipe que les contribuables doivent soutenir sans faille sur TF1 est avant toute chose une immense organisation publicitaire permettant de produire du temps de cerveau disponible, permettant de faire consommer le futile voir le néphaste (Ah Gudule, vient avec moi et je te donnerai...), de mettre un écran de fumée sur votre politique, de créer peut-être des emplois certes (au fait le contribuable...), mais aussi (surtout ?) d'engendrer des profits (là j'avoue qu'avec le bouclier, le contribuable...).

Pour résumer, Madame Bachelot, le contribuable-citoyen mérite mieux que vos propos.

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Sports & classes

Par Jihem - 11-06-2010 15:18:25 - 4 commentaires

Réjouie de l'attribution à la France de l'organisation de l'euro 2016 pour laquelle elle voulait "défendre l'idée d'un football familial" et " faire passer un message de simplicité et de convivialité", Roseline Bachelot s'emballait : "Dans un stade c’est un moment de communion, il n’y a plus de classes sociales". C'était le 29 mai dernier.

Une semaine passe. A propos de la décence demandée par sa sous ministre concernant les chambres à 600 euros (à deux pas des townchips) la nuit petit déjeuner compris, Madame Bachelot considérait que l'heure n'était plus à la polémique.

Une ministre peut se permettre d'afficher de telles contradictions sans provoquer d'importantes réactions.

Que trouve donc Madame Bachelot de si génial dans la disparition des classes sociales ?

Si l'abolition des classes est quelque chose de si beau dans un stade, pourquoi ne le serait-ce sur et hors du stade ? Pourquoi ne pas en faire un combat politique quand on est payée par le peuple pour faire de la politique ?

Est-ce que Madame Bachelot entend faire passer un message de simplicité lorsqu'elle se rendra dans sa chambre à 600 euros la nuit ?

Pour revenir à la course à pied j'ai déjà lu sur le forum cette jolie histoire de disparition des classes dès qu'on porte le même short et que l'on agite les jambes entre un point de départ et un point d'arrivée. Courir en extérieur, c'est prendre le risque de s'affronter au monde, et constater par exemple, que le bord des routes n'est pas parsemé que de jolies fleurs et de belles demeures bourgeoises*

* mes excuses au lecteur pour la  stupidité de ce dernier propos...

 

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Parlons sport, les équipes de France

Par Jihem - 09-06-2010 16:27:05 - 2 commentaires

Le 24 juin, ensemble pour défendre la Très Grande Equipe de France

Pendant que la TGEFL* va avoir les yeux rivés sur sa PEFF* (enfin c'est ce qu'espère le "G"OF*), qui elle a déjà résolu ses problèmes de retraite, l'EM du "G"OF, qui elle non plus n'a pas de soucis à se faire pour sa retraite, va s'attacher à écourter la retraite de sa TGEFL, sans toutefois lui garantir un travail digne et dignement rémunéré. On appelle cela « préparer l’avenir ».

* TGEFL : Très Grande Equipe de France des Laborieux : plus connue sous le nom de "Peuple", grande par sa taille (plusieurs dizaine de millions) et parfois par ses actes, mais jamais unanimes. Ensemble cosmopolite produisant la richesse nationale. Probablement ceux et celles contre qui le bousclier fiscal est censé protéger ceux et celles qui receptionnent la richesse nationale.

* PEFF : Petite Equipe de France de Foot : Petite par sa taille (ils sont 23 dont 11), no comment sur les actes, parfois unanimes.

*"G"OF : "Grand" Organisateur de France, no comment sur la taille et les actes, toujours unanimes. Amateur d'humour (Bigard) et de bon mots (on lui doit le très fameux « casse-toi pauv’con »), de chanson Française (Mireille Mathieu), et défenseur du cinéma français jusqu’en Corse (Clavier). Se fige sur son bouclier fiscal tel un fier Abraracourcix.

*EM du "G"OF : Equipe des Ministres du "G"OF* : Petite par sa taille (une trentaine ?). Généralement unanimes, soutiennent l'euro, soutiennent le bouclier fiscal et l'hôtellerie sud africaine. Assurent un trafic de membres de la TGEFL en aménageant des charters pour une sombre histoire de papiers (on appelle cette sous-équipe les « sans-papiers » pour les distinguer des « avec-papiers ». Un-e sans papier est nécessairement membre de la TGEFL, un-e « avec-papier » peut être membre de toutes les équipes de France voire même « G »OF, enfin ça dépend de la couleur du papier. C’est très compliqué). On appelle ce dernier acte « se faire besser » du nom d’un ministre déloyal envers Royal et planificateur en chef des charters, homonyme du réalisateur de « Leon » dont l’acteur principal est lui-même ami du G"OF* et, bien qu’héros, bien planqué derrière le bouclier.

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